Le GETA (Groupe d'Étude
pour la Traduction Automatique) est une équipe pluridisciplinaire
formée d'informaticiens et de linguistes. Les thèmes
de recherche du GETA concernent tous les aspects théoriques,
méthodologiques et pratiques de la TAO (Traduction Assistée par Ordinateur),
et plus généralement de l'informatique multilingue.
Le GETA est issu du CETA (1961- 1971), laboratoire pionnier de
la TA en France.
Actuellement, le GETA
reste actif en TAO du réviseur, mais réoriente
sa recherche, depuis 1988, vers la TAO individuelle, qui comporte
deux volets, la TAO
du traducteur et
la TAO
du rédacteur.
La TAO du traducteur consiste à offrir des
outils de bureautique linguistique à des traducteurs (professionnels
ou occasionnels). C'est
l'homme qui traduit
. Dans ce domaine, nous travaillons en cooopération avec
d'autres groupes de recherche, qui apportent des données
ou outils linguistiques (lexiques, lemmatiseurs), et nous nous
intéressons aux problèmes informatiques liés
à l'intégration de ces éléments sous
une forme utilisable par des traducteurs occasionnels, désireux
de les employer depuis leurs applications favorites. Nous avons
récemment élaboré et proposer en collaboration
avec SITE-Eurolang, le projet Montaigne, qui vise à mettre
à disposition de la comunauté scientifique le logiciel
Eurolang-Optimizer, via internet, et à l'utiliser pour
constituer des grosses bases terminologiques pouvant ensuite
aussi alimenter des systèmes automatiques.
La TAO du rédacteur est l'objectif principal des
travaux en cours, regroupés dans le projet LIDIA. L'idée
de base est d'offrir à un rédacteur unilingue la
possibilité de rédiger dans sa langue, et, au prix
d'un dialogue de standardisation et de désambiguïsation
(qu'il conviendra de rendre le moins lourd et le plus convivial
possible), d'être traduit dans plusieurs langues, sans
révision ou avec une révision minimale. Il s'agit
donc de TAO fondée sur le dialogue (DBMT, pour Dialogue-Based
Machine Translation) et de préédition indirecte,
mais c'est
bien la machine qui traduit
. Une première maquette, LIDIA-1, partant du français
et allant vers l'allemand, le russe et l'anglais, a été
spécifiée et réalisée au cours des
trois dernières années.